14 décembre 2006

"Debout, les damnés de la terre..."

Ce post est un hommage. Je ne sais pas ce qui m'a pris au début du semestre de choisir un cours de sciences po sur les révolutions comparées. C'est vrai qu'au début c'était bien marrant, mais quand t'en arrives au 3e paper de masturbation intellectuelle sur qu'est-ce qu'une révolution, faut-il l'envisager dans une logique marxiste post-structuraliste, ou opter plutôt pour une approche néo-libéralo-tartopommo-pragmatique..., ça devient beaucoup moins fun. Ceci dit, à l'heure du bilan, je ne regrette pas. Pourquoi?
Et ben parce que ce cours m'a permis de rencontrer le seul communiste des USA.
Je ne sais pas si vous rendez compte, Français imbibés d'état-providence, de ce que ça veut dire. Dans un pays où l'on vous présente la guerre froide comme l'affrontement idéologique du bien (l'oncle Sam et Mc Donald) contre la "pourriture communiste" (un cadeau pour celui qui saura me dire d'où vient l'expression... :-), ça veut dire que vous êtes un vrai, un pur et dur... rien à voir avec le Robert Hue ou la Marie-George. Mon prof, pour vous dire, il est même allé jusqu'à apprendre le Russe. Et le jour de l'anniversaire de la révolution d'octobre, il portait fièrement  un pin's "tout le pouvoir aux soviets". Il nous a nostalgiquement passé des morceaux des Clash super engagés et je me souviendrais toujours de sa mine déçue quand il nous a fait écouter l'Internationale, et qu'on était que les 2 Françaises à l'avoir reconnue. Etre communiste aux USA, c'est difficile. Etre communiste dans une des facs les plus chères du pays, c'est un sacerdoce.
Alors, moi je dis, respect camarade.

Posté par auree à 19:16 - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur "Debout, les damnés de la terre..."

  • Moi je sais...

    La cité de la peur?

    Posté par Marlène, 14 décembre 2006 à 22:58 | | Répondre
  • Bravo Marlène, j'aurais jms trouvé. Tu en as de la chance: tu vas avoir droit à un cadeau de la part d'Aurélia, à ta place je me méfierais, on est jms trop prudents!
    Ayant moi aussi suivi ce cours de révolution (ou tout du moins essayé de suivre, compte tenu de la difficulté de résister aux appels désespérés du mocha du Hillside à 13h...)je dois avouer que ça n'aura pas été une perte de temps inutile. Certes le cours était inintéressant au possible: pendant que je luttais pour ne pas m'endormir (vous savez, votre tête devient toute lourde, elle commence à tomber et alors vous vous redressez subitement), Aurélia s'acharnait sur le 50e Etat américain qui lui manquait. Mais le cours avait plein de bons aspects: ma maîtrise totale de la révolution au Nicaragua, la boucle d'oreille du prof, les débats stériles et incompréhensibles des étudiants Américains et bien sûr les blagues du prof.
    En voici un petit aperçu: un homme entre dans une boucherie en Union Soviétique et demande du poisson. La vendeuse répond: "ah non, ici on ne vend pas de viande, c'est en face qu'ils ne vendent pas de poisson".
    (rires)

    Posté par Camille, 15 décembre 2006 à 02:06 | | Répondre
  • bravo marlène,
    tu gagnes au choix :
    - un ticket pour Moscou au programme notamment : prosternation devant le corps de Lénine sur la Place Rouge
    - le piolet qui a servi à tuer Trotski (version collector)
    ou
    - un café à la cafèt de sciences po avec moi dès qu'on rentre...

    Je sais, le choix est épineux.

    Posté par auré, 15 décembre 2006 à 12:20 | | Répondre
  • Le piolet!!! Le piolet!!
    Oh... et puis non, le café à Sciences Po finalement... spéciale kassdédi à Colas.

    Posté par Marlène, 16 décembre 2006 à 19:53 | | Répondre
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